retour colloque recherche et accessibilité

Colloque Recherche et accessibilité : retours 2


Résumé sur le colloque « La Recherche et l’Accessibilité »

Suite à l’invitation de la part de la Délégation ministérielle à l’accessibilité, je me suis rendue le 7 octobre  dans les locaux des ministères en charge du développement durable et du logement consacré à la Recherche et à l’Accessibilité.

Ce que je retiens du colloque Recherche et Accessibilité

Comme souvent le focus à eu lieu sur l’accessibilité du bâti. Mais doucement, cette notion d’accessibilité prend son chemin pour devenir plus générale. L’accessibilité à l’information, par le le biais des nouvelles technologies, ect. Nous commençons à sortir des sentiers battus de cette notion d’accessibilité exclusivement physique. Personnellement, je retiens surtout les interventions du Professeur Michel Fardeau, de Florence Mathieu de la d.school qui a collaboré sur un projet avec Lapeyre et de Simon Houriez de l’association Signes de Sens et son projet Museo+

Le Professeur Michel Fardeau : Chercheur

 

professeur michel fardeau

professeur michel fardeau

A l’origine médecin, puis spécialiste en neuropathologie dans la fin des années 60. Il a beaucoup travaillé sur les maladies musculaires et la biologie musculaire. Il avait le rôle de témoin. C’est-à-dire qu’il y allait de son commentaire après chaque présentation de la part des intervenants.

Il n’est pas tendre, il n’a définitivement pas été tendre, « brutal » disait-il. Et ma foi, ce n’est pas faux. Il a tout de même rappelé à tous qu’il était grand temps de s’ouvrir à ce qui se faisait un peu partout dans le monde. Que la France était terriblement en retard parce qu’elle est tout de même très centrée sur elle-même. Que ce n’est pas interdit de regarder au-delà de nos frontières ce qui se fait, il est encore moins interdit de s’en inspirer plutôt que de vouloir à tout prix réinventer la roue.

Il a aussi souligné que désormais dans certains pays du nord on ne parlait plus de « handicap » mais de besoins spécifiques ou particuliers. Autant dire que pour le moment on en est à des années lumières. Il s’est montré pessimiste sur bien des projets il n’en va pas de même pour moi. Car il ne s’agit pas de décourager de belles initiatives.

Florence Mathieu de d.school et son projet de développement d’un produit innovant pour Lapeyre.

Florence Matthieu d.school

Florence Matthieu d.school

Florence Mathieu a collaborée avec l’Université de Standford et la société Lapeyre pour concevoir un meuble et je dis bien un meuble pour la salle de bain qui puisse répondre aux besoins des seniors.

Je précise meuble car durant son intervention des reproches assez injuste lui ont été fait. Déjà une intervenante lui a demandé de préciser la hauteur « exacte » du siège…Je veux dire, cette personne était venue présenter le projet dans son ensemble il ne s’agissait pas d’une interrogation écrite sur tous les mesures et dimensions du meuble. Pourquoi ne pas non plus lui demander la taille des vis et des boulons…Tout çà pour être cassant. Pour ma part la question était à côté de la plaque.

Ensuite, le Prof. Fardeau, lui a demandé s’ils avaient fait attention à la sécurité dans la salle de bain. Et là j’en reviens à mon histoire de meuble. La demande était de concevoir un meuble pas une salle de bain complète. On est d’accord la sécurité est capitale mais il ne faut pas se tromper de sujet. Bon il revenait d’un long voyage, j’imagine que le décalage horaire faisait son effet.

Le cœur du projet, l’innovation si vous voulez était de faire collaborer ensemble : Deux universités (Paris Est d.school et Hasso Plattner Institut), une entreprise (Lapeyre) et les utilisateurs. On retrouve la base du Design Thinking.

Et c’est comme cela qu’ils ont développé le meuble de salle de bain Concept’care.

Image de prévisualisation YouTube

Sur le site de Lapeyre il est annoncé à 990€ et durant le colloque ils ont annoncé 1250 € pose inclus.

Dommage que le marketing et la com ne se soit pas joint à cette équipe et est rajoutée cette notion encore essentielle en France de pointée du doigts : c’est pour les vieux ou les handis ! Car durant le film que Florence a diffusé durant le colloque ont voyait aussi des tests réalisés avec des parents et leurs jeunes enfants. Et cela semblait très bien fonctionner aussi. Mais leur produit ce retrouve dans les collections « accessibilité ». On réexplique que c’est désagréable d’être ségréger ou stigmatisé de la sorte…

Et là intervient Simon Houriez de Signes de Sens.

Simon et son équipe ont développé une appli destinée aux enfants pour la visite du Palais des Beaux-Arts de Lille. Muséo+.

Simon Houriez de signes de sens

Simon Houriez de signes de sens

Il rappelle que : « La diversité est une source de créativité. Elle permet de voir les choses sous des angles différents ». Cela demande juste de l’ouverture d’esprit…

Il explique aussi que prendre en compte les besoins de ses consommateurs ou utilisateurs n’est pas nouveau…D’ailleurs c’est impressionnant comment il faut le rappeler aux grands groupes. En générales les TPE, ceux qui sont en contact direct avec les clients le savent bien.

Quand on n’a pas une grosse usine à gaz derrière soit le meilleur moyen de faire tenir son entreprise est encore et toujours d’écouter les commentaires de ses clients…C’est eux qui vous disent ce qui va et ne va pas ! Du coup travailler à développer quelque chose avec eux devient  juste logique.

 

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2 commentaires sur “Colloque Recherche et accessibilité : retours

  • PRODEL Jean Yves - JYP Conseils

    Here is a well thinking bathroom furniture with a Universal Design approach from Florence Matthieu of Stanford University and the French company Lapeyre.
    Congratulations its a very nice concept. Vous méritez le logo CU Conception universelle approved by JYP Conseils

  • Cathy Caroff Auteur du billet

    Hello Jean-Yves,

    Yes this partnership between universities and a private company gave an excellent result ! I am more moderate about the marketing. Because in her presentation you can clearly see it was working with familly with young children. But it s sold by the company as a product especially for ederly or when you need accessible products which I think stigmatize people and the product.